PRESSE
"JEAN ARTHUIS SOUTIENT EMMANUEL MACRON"

Jean Arthuis a pris d’emblée sa « liberté » avec la primaire de la droite et centre pour l’élection présidentielle. Avant l’été, le président de la commission des budgets au Parlement européen se disait même prêt à « y aller ». L’UDI, sa famille politique, ne désignera finalement aucun candidat. « Déçu », le Mayennais a confirmé hier qu’il se rangeait derrière Emmanuel Macron. « Je salue sa détermination et son courage. Sa candidature est placée hors parti politique. Elle brise le clivage droite-gauche. Son engagement doit enrichir le débat présidentiel et tracer un schéma nouveau de redressement et de confiance, en France et en Europe », se félicite Jean Arthuis.


« Je ne me sens pas en porte à faux avec l’UDI », argumente Jean Arthuis. Les valeurs d’Emmanuel Macron « convergent avec celles de l’UDI », estime-t-il. En 2008, c’est un candidat du MoDem que Jean Arthuis, alors sénateur et président du conseil général de la Mayenne, avait soutenu. « Je reconnais en lui François Bayrou et ses discours de 2008. » Une vision les rassemble. « L’Europe qu’il place au cœur du débat présidentiel. »

Jean Arthuis vante sa compréhension « de la mondialisation » et sa « volonté de transformer l’art de gouverner pour rétablir notre sécurité, protéger nos emplois, lutter contre le terrorisme, maîtriser les flux migratoires et combattre la fraude des paradis fiscaux. » Il évoque « l’aveuglement de ceux qui pensent que le libre-échange c’est l’Alpha et l’Omega du pleinemploi. Ce qu’on voit, c’est que quelques-uns s’en mettent plein les poches et qu’une majorité de gens se trouvent en situation d’extrême difficulté. On ne peut pas continuer comme ça. Chaque citoyen doit retrouver sa dignité, son espérance. » Nous avons, dit-il « besoin de plus d’Europe » . L’élection de Donald Trump aux États-Unis et le Brexit constituent selon lui « une onde de choc qui doit forcer l’Europe à se ressaisir » .

Jean Arthuis n’entend pas se placer en première ligne. « Je l’aiderai dans la limite de ma disponibilité. Je n’attends rien, ma seule préoccupation, c’est le redressement du pays et de l’Europe, le plein-emploi », précise-t-il. Il conseillera le candidat sur la « mobilité des apprentis » , l’invitera à expérimenter. « La Mayenne a inventé les maisons d’assistantes maternelles. Il faut les démultiplier, libérer l’organisation des services publics. » Jean Arthuis en est convaincu. « Je crois qu’Emmanuel Macron peut réconcilier les Français avec la politique. C’est une urgence absolue. »

Alan LE BLOA.